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Alors que les vacances s’achèvent en France, nous parvient la terrible nouvelle d’un nouveau tremblement de terre en Haïti le 14 août, d’une magnitude de 7,2 sur l’échelle de Richter, suivi de deux répliques dans les heures suivantes. Après la stupéfaction et l’horreur, ma première pensée est « Quand cela s’arrêtera-t-il ? » tant l’impression de malédiction m’envahit. Une heure après je suis en ligne par WhatsApp avec Monseigneur Content à Port-au-Prince où le séisme a été ressenti sans dégâts. Avec un grand geste fataliste, il me dit son désarroi et envisage déjà l’avenir difficile qui attend le pays.

Florence, notre jeune étudiante haïtienne en France, souligne cette terrible réalité : « notre génération a quand même tout eu : Cyclones, Choléra, les enlèvements, les gangs, la covid, l’assassinat d’un président, deux grands séismes…bref des traumas de toutes sortes ! » Sa famille, à Jacmel, a ressenti les secousses avec effroi, revivant le grand traumatisme de janvier 2010. Si elle est saine et sauve, elle préfère toutefois dormir hors des habitations pour anticiper une autre catastrophe !

La région des Cayes est touchée. Je connais bien la ville des Cayes pour y avoir enseigné à l’université. Celle-ci est dirigée par un de mes anciens étudiants à la Catho. Nous y avions été accueillis chaleureusement et avions beaucoup apprécié cette ville souriante, plus coquette que bien d’autres car elle avait été épargnée par le séisme de 2010. Aujourd’hui, nous n’avons pas de nouvelles de nos amis et la ville n’est que destruction ! La crise sanitaire liée à la pandémie ajoute à la peine !

Les secours ont du mal à parvenir par l’unique route qui traverse la région. Les gangs armés empêchent le passage. Toutefois, depuis quelques jours, devant la gravité de la situation, il semblerait qu’une trêve soit marquée, les routes redeviennent accessibles.

A nouveau, il va falloir du temps, de la persévérance, de l’Espérance pour redresser la situation. Les temps qui s’annoncent seront difficiles mais les Haïtiens savent faire preuve de résilience. C’est un peuple courageux qui ne craint pas le travail, les efforts. Il reconstruit sans cesse. Ne les oublions pas et aidons-les dans la mesure de nos moyens.

Brigitte Lancien-Despert

La Présidente

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Notre Association est en deuil.

 

Notre trésorier, Vincent DESPERT, mon quatrième frère, nous a quittés le 26 novembre dernier après deux mois d’un cancer généralisé fulgurant.

Vincent était avec nous lors de notre dernier voyage en Haïti et s’était beaucoup investi pour l’Association lors de ce voyage. C’est lui qui a pris toutes les superbes photos qui ont permis de faire le livre qui vous est proposé. Son départ nous laisse un chagrin immense ainsi qu’à tous ceux qui l’ont connu.

 

La présidente.

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Le livre est vendu au prix de 10 euros,

il suffit de le demander par mail (brigitte.lancien@hotmail.fr).

Il sera accompagné d’un reçu fiscal permettant de ne payer réellement

que 3,40 euros.

                                  Merci

 

                     Dans la nuit du 6 au 7 juillet, le président de la République haïtienne, Moïve Jovenel a été assassiné. Son épouse gravement blessée a été transportée à Miami mais son état est critique et le pronostic réservé. Sans doute avec des complicités internes, un commando de 28 mercenaires colombiens a investi le palais présidentiel pour tirer à douze reprises sur le Président. Même si le Président était très controversé, beaucoup d’Haïtiens déplorent cette "exécution" qui porte atteinte à la démocratie et à la fonction présidentielle aussi fragiles soient-elles. A ce jour, une quinzaine des membres du commando est arrêtée, 3 ou 4 ont été tués lors de leur arrestation et 8-9 seraient encore en fuite. Le peuple a été rassuré par l’efficacité de sa police qui a réagi immédiatement.

 

                   Les conditions en Haïti, déjà très préoccupantes tant sur le plan sanitaire que politique, vont s’aggraver. Nos amis haïtiens sont très inquiets. Le premier Ministre, nommé Le 6 juillet par le Président, Le docteur Claude Joseph, appelle la population au calme et assure que la situation sécuritaire est sous contrôle. Néanmoins, mes amis haïtiens me téléphonent pour m’expliquer que Port-au-Prince est déserté (chacun reste chez soi, ce qui en Haïti, montre un vrai désarroi). Le pays est sous le choc. Même si le Président était très contesté, il n’en restait pas moins le représentant de l’Etat et sa fonction était respectée. C’est donc un pas en avant très grave dans l’escalade des problèmes du pays et un coup rude pour la démocratie.

 

J’ai eu mardi 6 l’université de Jacmel en vidéo pendant ¾ d’heure (ce qui est formidable en raison d’une électricité instable !) L’université continue à fonctionner à force de volonté avec 124 étudiants mais un certain nombre d’inscrits ont été obligés d’arrêter en raison des frais – 800 euros annuels– qui leur sont demandés. Nous relançons avec le recteur un partenariat avec Paris pour aider ces jeunes et notre association veut se donner les moyens de poursuivre son aide en faveur de l’éducation.

 

Florence, notre étudiante haïtienne, vient de terminer sa 3ème année en France avec d’excellents résultats : Un DU sur la gestion des conflits et une première année de doctorat. Elle est admise en deuxième année de doctorat des Sciences de l’Education, elle est donc désormais sûre d’aller au bout de son projet. C’est une immense fierté et une grande joie pour notre Association. L’université de Jacmel a déjà de grands projets pour elle. Elle-même travaille avec nous sur les possibles à envisager dans l’avenir pour l’éducation en Haïti.

 

Merci pour notre Association qui a plus que jamais besoin de votre aide précieuse pour ce pays lointain qui, malgré tout, garde des liens privilégiés avec la France.
Merci à tous pour cette année d’aide, bonnes vacances à tous.

Plus que jamais, poursuivons notre projet commun.

 

Brigitte Lancien-Despert

 La Présidente  

 

                     Dans la nuit du 6 au 7 juillet, le président de la République haïtienne, Moïve Jovenel a été assassiné. Son épouse gravement blessée a été transportée à Miami mais son état est critique et le pronostic réservé. Sans doute avec des complicités internes, un commando de 28 mercenaires colombiens a investi le palais présidentiel pour tirer à douze reprises sur le Président. Même si le Président était très controversé, beaucoup d’Haïtiens déplorent cette "exécution" qui porte atteinte à la démocratie et à la fonction présidentielle aussi fragiles soient-elles. A ce jour, une quinzaine des membres du commando est arrêtée, 3 ou 4 ont été tués lors de leur arrestation et 8-9 seraient encore en fuite. Le peuple a été rassuré par l’efficacité de sa police qui a réagi immédiatement.

 

                   Les conditions en Haïti, déjà très préoccupantes tant sur le plan sanitaire que politique, vont s’aggraver. Nos amis haïtiens sont très inquiets. Le premier Ministre, nommé Le 6 juillet par le Président, Le docteur Claude Joseph, appelle la population au calme et assure que la situation sécuritaire est sous contrôle. Néanmoins, mes amis haïtiens me téléphonent pour m’expliquer que Port-au-Prince est déserté (chacun reste chez soi, ce qui en Haïti, montre un vrai désarroi). Le pays est sous le choc. Même si le Président était très contesté, il n’en restait pas moins le représentant de l’Etat et sa fonction était respectée. C’est donc un pas en avant très grave dans l’escalade des problèmes du pays et un coup rude pour la démocratie.

 

J’ai eu mardi 6 l’université de Jacmel en vidéo pendant ¾ d’heure (ce qui est formidable en raison d’une électricité instable !) L’université continue à fonctionner à force de volonté avec 124 étudiants mais un certain nombre d’inscrits ont été obligés d’arrêter en raison des frais – 800 euros annuels– qui leur sont demandés. Nous relançons avec le recteur un partenariat avec Paris pour aider ces jeunes et notre association veut se donner les moyens de poursuivre son aide en faveur de l’éducation.

 

Florence, notre étudiante haïtienne, vient de terminer sa 3ème année en France avec d’excellents résultats : Un DU sur la gestion des conflits et une première année de doctorat. Elle est admise en deuxième année de doctorat des Sciences de l’Education, elle est donc désormais sûre d’aller au bout de son projet. C’est une immense fierté et une grande joie pour notre Association. L’université de Jacmel a déjà de grands projets pour elle. Elle-même travaille avec nous sur les possibles à envisager dans l’avenir pour l’éducation en Haïti.

 

Merci pour notre Association qui a plus que jamais besoin de votre aide précieuse pour ce pays lointain qui, malgré tout, garde des liens privilégiés avec la France.
Merci à tous pour cette année d’aide, bonnes vacances à tous.

Plus que jamais, poursuivons notre projet commun.

 

Brigitte Lancien-Despert

 La Présidente